Vers la victoire de la vie

Drôle de roi que celui qui entre aux Rameaux dans la ville de son ancêtre David.

Il monte une ânesse, animal qui n’a rien à voir avec une monture royale. Cette ânesse, d’ailleurs, bête de somme et non monture de combat, ne lui appartient pas et il devra la rendre. Matthieu, à son habitude, n’oublie pas de souligner que Jésus fait tout cela pour accomplir l’Écriture. Or Isaïe insiste sur l’humilité de l’entrée du roi dans Jérusalem. Il vient non pour gouverner mais pour servir. Bien sûr, la « foule » qui l’accompagne est en pleine méprise : elle acclame un libérateur politique, elle devra mettre sa foi en un Christ crucifié. Il ne s’agit pas de prendre des vies, mais de donner la sienne. Désormais, tout homme vivra de lui, de sa chair et de son sang livrés entre nos mains. La Toute-puissance utilise sa puissance pour se faire toute-faiblesse. Et nous voici, comme en Genèse 2 commenté en Deutéronome 30, 15-19, libres de choisir entre le meilleur et le pire, la vie et la mort. Ce qui se passe avec Jésus au cours de la Passion se reproduit en chacun de nos choix, même si l’importance de nos décisions varie. À la Croix, Jésus nous apprend que Dieu ne se défend pas. Il se laisse dévorer. En fin de compte, c’est cette vie dévorée qui nous rend vivants : « Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé » (Romains 5,20). La Croix, qui étonne et même scandalise tant de personnes, est l’expression absolue de l’amour : Dieu nous laisse prendre tout ce qu’il a et tout ce qu’il est. Jésus a accepté de vivre, en toute liberté, ce que tant d’humains subissent malgré eux, partout dans le monde. Par la Croix, il les rejoint, les épouse, les habite, mais n’oublions pas que le Christ fait tout cela pour assurer le triomphe de la vie, même là où s’impose la mort.

La victoire de l'amour

Partout et en tout temps, les hommes dressent des croix de diverses formes pour leurs semblables. On affame des populations entières pour leur faire produire de l’argent. On les condamne à l’inculture et à la misère. On organise des massacres pour acquérir ou conserver le pouvoir. Nos manières de crucifier sont innombrables. « Quand ils mangent leur pain, c’est mon peuple qu’ils mangent… » (Psaume 14,4). Le Christ va rejoindre, en toute liberté, ceux qui se font manger. Dieu n’a pas voulu nous laisser seuls, sans lui, dans nos épreuves, et il en a fait le chemin de la vie. Nous le savons, mais cela ne peut nous servir de consolation. Jésus n’a pas été consolé, lui que nous entendons dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Le Christ est donc venu faire un avec nous jusque dans nos plus grandes détresses, avec au terme une mort ignominieuse.
Du coup, toutes nos misères, toutes nos morts rejoignent la sienne et deviennent souffrance et mort de Fils de Dieu. C’est bien parce que Dieu ne peut pas rester dans la mort que s’ouvrent alors devant nous les portes de la vie. La foi chrétienne proclame au monde entier que les souffrances et la mort sont condamnées en fin de compte à produire de la vie, comme la naissance et les joies qui viennent nous visiter. La croix du Christ affiche que l’amour surmonte la haine ; c’est bien ce que fait le Christ en donnant sa vie à ceux qui veulent la lui prendre. Ordonnant au disciple qui a tiré son épée pour le défendre au moment de son arrestation de la remettre au fourreau, il nous apprend que résister à la violence par la violence ne fait que redoubler la violence.

Père Marcel Domergue, jésuite

mardi 11 mars 2014
par  Fred

Notre Carême 2014

Dans la 2ème partie de sa lettre pastorale, Mgr Lalanne nous invite à « Entretenir la lumière de notre baptême ». Et durant la Nuit de Pâques, 3 catéchumènes recevront le Baptême.
Comme les Évangiles des 5 dimanches de carême de l’Année A (dans laquelle nous sommes) nous rappellent les symboles du Baptême, nous proposons de mettre nos pas dans ceux du Christ. Il nous conduira, dimanche après dimanche, du désert à sa Résurrection, jusqu’au Baptême, en évoquant les grands symboles du Baptême :

  • 2° dimanche : l’Evangile de la Transfiguration nous fait comprendre le vêtement blanc
  • 3° dimanche : l’Evangile de la Samaritaine nous introduit au symbole de l’Eau
  • 4° dimanche : l’Evangile de la guérison de l’aveugle nous introduit au symbole de la Lumière
  • 5° dimanche : l’Evangile de la résurrection de Lazare nous fait entrer dans le mystère de la nouvelle Naissance en Jésus Christ

Nous serons soutenus par un chant phare chaque semaine, en lien avec le thème du dimanche, qui sera pris si possible : à l’entrée, à l’offertoire, à la communion, à l’envoi., et une croix, qui se construira semaine après semaine, composée de 5 panneaux. Chaque panneau étant en lien avec le thème du dimanche.

Les fruits de l’opération « Pain – Pomme » proposée aux paroissiens chaque vendredi de Carême et récolté chaque dimanche seront envoyés au « Foyer de la Sainte Famille de Bethléem ».

Pour soutenir notre prière et la faire grandir, nous vous proposons aussi ;

  • un Chapelet les vendredis 21, 28 mars et 4 avril à 15h à la Chapelle sainte Thérèse
  • une rencontre de prière de communion avec les personnes en souffrance : le mercredi 26 mars à 19h30 dans l’église
  • une réunion Bol de Riz le vendredi 4 avril à 19h30 dans l’église
  • une célébration pénitentielle pour accueillir le Sacrement de Réconciliation : le jeudi 10 avril à 20h dans l’église

Brèves

8 décembre 2013 - Secours Catholique

La collecte des 16 et 17 novembre pour le Secours catholique à rapporté 365 euros sans compter les enveloppes. Un grand merci aux généreux donateurs Les 14 et 15 Décembre, nous proposerons aux paroissiens des petites bougies de Noël à la (...)

21 septembre 2013 - Lecture du Dimanche

Rencontre autour des lectures du dimanche suivant : chaque mercredi de 19h à 19h45 au presbytère.

9 septembre 2013 - Lancement de l’année pastorale du Diocèse

Lancement de l’année pastorale du Diocèse le jeudi 12 septembre à la Maison Massabielle à Saint Prix 18h30 : Accueil à la Maison Massabielle 19h : Messe présidée par Mgr Stanislas Lalanne 20h : Lancement de l’année pastorale par notre Evêque puis temps fraternel, repas convivial sur place (apporter (...)